QUAI DES PLUMES

Les gens m'énervent


Sûrement le premier épisode d'une longue série...

En général, ce n'est pas moi qui assure la promenade des chiens le soir (il faut rendre à César ce qui est à César... Et à Granduc ce qui est à Granduc). Quoi qu'il en soit, ce soir, c'est moi qui m'y suis collée. Un coup d'oeil à droite, un coup d'oeil à gauche, personne à l'horizon, ce qui signifie pour eux (le masculin l'emporte, c'est la grammaire française qui veut ça... Même si le seul masculin en question - Doc le Teckel - toise 30 cm de moins que les deux femelles) qu'ils vont pouvoir gambader librement. A la hauteur d'une prairie déserte, je m'assieds quelques instants pour respirer l'air frais le temps de les laisser s'ébattre dans la verdure (en fait je me les gèle en attendant qu'ils aient fini de se soulager et de grignoter quelques restes du dernier épandage - cette coutume canine qui consiste à goûter toute chose qui se trouve sur le sol sans développer la moindre pathologie tend à prouver que les chiens possèdent un système immunitaire bien plus développé que le nôtre). Trève de digression, revenons à nos moutons ou plutôt à nos chiens. Quand je décide de rentrer, comme à leur habitude, les deux grandes traînent quelques mètres derrière moi tandis que le petit trottine à mes pieds (Doc a peur du noir, personne n'est parfait). Il est important de préciser que je marche, à ce moment précis, dans une petite rue pavée interdite à la circulation (sauf riverains) et que je me trouve sous le pont du chemin de fer, passage étroit qui n'autorise pas deux voitures à se croiser. Voyant des phares arriver au loin, je me retourne et appelle les retardataires. A l'arrivée de l'une d'elle, la voiture ralentit, la laisse passer devant elle, puis accélère en klaxonnant. Lola (boxer de son état) a frôlé l'infarctus et moi je frôle l'accès de folie meurtrière en regardant passer deux femmes à l'avant d'une grosse berline. La trentaine bien sonnée,  deux pétasses, deux bourgeoises en goguette qui ont abandonné leur rôle d'épouse respectable et de bonne mère de famille le temps d'une soirée "Sex and The City". Sans vouloir vous vexer "les filles" (les femmes d'aujourd'hui s'interpellent comme ça, portent les mêmes fringues que leurs propres filles et  adooooorent les sorties entre nanas où elles passent leur temps à dégommer les mecs - mais n'ont rien contre le fait de se faire reluquer, voire plus, par les crétins qui traînent dans les bars branchés -  ou la copine qui n'a pas pu venir cette fois-là)... Je ne sais plus où j'en suis... Ah, oui, sans vouloir vous vexer les filles, déjà que "Sex and The City" version Luxembourg, ça frôle le ridicule, que vous n'avez pas "vraiment" le physique des actrices de la série,  faudrait au minimum réviser vos "classiques", j'ai jamais vu Carrie Bradshaw torturer le moindre animal, le statut de fashion-victim n'étant pas incompatible avec une certaine forme d'HUMANITE!



Vos commentaires

1 Le Dimanche 24 Fevrier 2008 à 21:40 GMT+2, par Laura

J'adore te lire, t'écris très bien grande soeur! La mode Paris Hilton fait des ravages...

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