Smoking - No smoking
Il y a une heure et neuf minutes, j'ai écrasé une cigarette et décidé solennellement que c'était la dernière... Et je suis en train d'en griller une, donc j'ai tenu exactement une heure et neuf minutes. Bon, c'est pas franchement glorieux surtout qu'il est extrêmement périlleux de fumer en s'acquittant des tâches ménagères.
Comme je n'ai pas l'intention de mâcher toute la journée des chewing-gums à la nicotine qui me donnent la gerbe, ni de me coller un patch, et encore moins de me faire planter des aiguilles dans le corps, va falloir faire preuve d'une volonté de fer... Ce qui n'est pas vraiment mon fort.
Voilà pourquoi j'ai décidé de rédiger cet article, je vais tenter de me "thérapiser" toute seule. J'ai vu ça sur le net, y'en a qui tiennent un journal autour d'un régime, d'une maladie, d'une recherche d'emploi, d'une quête amoureuse et même le journal intime de leur chien... Enfin bref, on trouve tout et n'importe quoi et, même si ces articles n'intéressent personne, il me semble qu'ils produisent un effet positif sur leurs auteurs alors pourquoi ne pas tenter le coup?
Après diverses esquisses de tentatives pour arrêter de fumer (durée moyenne des "arrêts" = 45 min, en excluant la nuit où y'a pas moyen de fumer à moins de se bipper toutes les heures - ce qui relèverait plus de la névrose obsessionnelle que de la dépendance - et les repas chez les non-fumeurs intégristes), j'ai voulu trouver des réponses à LA grande question: "pourquoi arrêter?". Après un détour consternant chez Yahoo questions-réponses, le forum des "je-sais-tout-mieux-que-tout-monde" sauf la syntaxe et l'orthographe, j'ai mis mon propre cerveau de blonde à contribution.
J'ai envie d'arrêter parce que:
- c'est un très mauvais exemple pour les enfants
- ça pue
- ça abîme la peau, les cheveux et ça jaunit les dents
- ça coûte cher
- c'est mauvais pour la santé, voire mortel (même si on se rassure en se disant que ça n'arrive qu'aux autres ou qu'on connaît l'oncle d'une demie-cousine d'un copain qui a vécu centenaire en fumant deux paquets par jour pendant soixante-dix ans et qu'on a bien le temps d'arrêter)
Le hic, c'est qu'il y a aussi des raisons de ne pas arrêter:
- c'est quand même le top de s'asseoir tranquillement avec un bon café et une clope... Mon Dieu, l'apéro sans clope, c'est pas le top!
- ça fait grossir
- c'est pas politiquement correct et j'aime pas le politiquement correct
- c'est interdit un peu partout et j'aime pas les interdits
- ça me fera passer dans le camps des non-fumeurs et je trouve les non-fumeurs souvent très chiants, intolérants et donneurs de leçons. Bon d'accord, pas tous mais y'en a quand même un paquet qui font chier avec leur liberté de non-fumeur qui empiète sérieusement sur celle des fumeurs qui se réduit comme une peau de chagrin.
- c'est le seul moyen de se marrer chez les non-fumeurs (y'a rien de plus convivial que la pause-clope dehors où on raconte des conneries pendant que les autres se regardent en chiens de faïence autour de la table... Peut-être qu'ils en profitent pour médire, ça leur ressemblerait bien).
Pour être franche, j'ai un peu moins envie d'arrêter là tout de suite. Le chemin sera long.
A suivre...
Par lachouette, Samedi 15 Decembre 2007 à 21:20 GMT+2 dans La clarté dans la confusion (article, RSS)
La thérapie par l'écriture, je connais !!




