Les chasseurs
Ahhh l'automne, saison magnifique où le soleil nous accorde ses
derniers rayons, où la nature se pare de ses plus belles couleurs, où
les feuilles virevoltent avant de se poser et de se superposer sur nos
trottoirs, pour la plus grande joie des petits (et des moins petits)
qui, d'un coup de pied habile, les feront s'envoler une dernière
fois.... Haaaaa, l'automne et ses put.... de chasseurs!
Hier, je me promenais avec mes très chers petits et mes chers chiens dans un champ de blé fraîchement fauché, nous gambadions le coeur léger sous un soleil radieux, sans nous soucier du lendemain (la rentrée scolaire) quand nous fûmes soudain rattrapés par la réalité du monde cruel dans lequel nous vivons à travers une sordide découverte: des douilles vides de fusil de chasse.
Voilà l'origine de mon coup de gueule du jour. J'avais, jusqu'à cet instant, presque oublié l'existence de ces guerriers frustrés par l'absence de guerre, de ces combattants du dimanche qui troquent leur complet gris ou leur bleu de travail de la semaine contre un uniforme kaki ridicule, et qui, en meutes de crétins armés de fusils et accompagnés de chiens dont ils exploitent le potentiel primitif, vont dépenser leur excédent de testostérone en traquant de pauvres bêtes apeurées et sans défense. Non, je ne donne pas dans le sentimentalisme, je veux bien comprendre la nécessité de contrôler les populations animales qui vivent à l'état sauvage. Dans ce cadre, l'élimination des individus en surnombre s'apparenterait à un service rendu au nom de l'équilibre naturel, à une tâche pénible dont s'acquitteraient des spécialistes de la faune et de la flore, la mort dans l'âme. Au lieu de ça, on assiste chaque automne à un débarquement d'abrutis ventripotents en 4x4 ou en Renault Express, le sourire aux lèvres à l'idée d'aller canarder quelques biches, lièvres et autres faisans; et qui, de surcroît, prétendent communier avec la nature. Quelle communion parfaite: des chemins creusés d'ornières, des détonations au milieu des forêts ou des prairies d'ordinaire paisibles, des cadavres criblés de plombs, des animaux blessés et pas même achevés, des meutes de chiens en furie qui traquent le gibier jusqu'au fond des terriers!
Que les chasseurs occidentaux de tous poils arrêtent leur baratin, l'amour et le respect de la nature ne vont pas de pair avec le combat sanglant à armes inégales. La maîtrise des plus bas instincts devrait faire partie du privilège de l'espèce humaine, dite "supérieure". Qu'il s'agisse de chasse, d'argent ou de c.. (ça en fait des sujets de coups de gueule...), l'Homme reste un sacré enc... de prédateur.
Voilà l'origine de mon coup de gueule du jour. J'avais, jusqu'à cet instant, presque oublié l'existence de ces guerriers frustrés par l'absence de guerre, de ces combattants du dimanche qui troquent leur complet gris ou leur bleu de travail de la semaine contre un uniforme kaki ridicule, et qui, en meutes de crétins armés de fusils et accompagnés de chiens dont ils exploitent le potentiel primitif, vont dépenser leur excédent de testostérone en traquant de pauvres bêtes apeurées et sans défense. Non, je ne donne pas dans le sentimentalisme, je veux bien comprendre la nécessité de contrôler les populations animales qui vivent à l'état sauvage. Dans ce cadre, l'élimination des individus en surnombre s'apparenterait à un service rendu au nom de l'équilibre naturel, à une tâche pénible dont s'acquitteraient des spécialistes de la faune et de la flore, la mort dans l'âme. Au lieu de ça, on assiste chaque automne à un débarquement d'abrutis ventripotents en 4x4 ou en Renault Express, le sourire aux lèvres à l'idée d'aller canarder quelques biches, lièvres et autres faisans; et qui, de surcroît, prétendent communier avec la nature. Quelle communion parfaite: des chemins creusés d'ornières, des détonations au milieu des forêts ou des prairies d'ordinaire paisibles, des cadavres criblés de plombs, des animaux blessés et pas même achevés, des meutes de chiens en furie qui traquent le gibier jusqu'au fond des terriers!
Que les chasseurs occidentaux de tous poils arrêtent leur baratin, l'amour et le respect de la nature ne vont pas de pair avec le combat sanglant à armes inégales. La maîtrise des plus bas instincts devrait faire partie du privilège de l'espèce humaine, dite "supérieure". Qu'il s'agisse de chasse, d'argent ou de c.. (ça en fait des sujets de coups de gueule...), l'Homme reste un sacré enc... de prédateur.
Par lachouette, Dimanche 16 Septembre 2007 à 22:50 GMT+2 dans La clarté dans la confusion (article, RSS)




